Cartier Philanthropy - Mieux stocker les recoltes pour eviter les pertes

Mieux stocker les recoltes pour eviter les pertes

Finalisé

Au Mozambique, les petits agriculteurs peuvent perdre plus de 30 % de leurs cultures dans les semaines suivant la récolte, faute de systèmes de stockage et d’une manutention des produits adéquates. Pour les familles d’agriculteurs, cela se traduit par une perte de revenus, et par conséquence, à un accès plus limité à l’eau, à la nourriture et aux soins de santé. Entre 2017 et 2020, le Programme alimentaire mondial a testé des solutions simples et accessibles qui ont permis de diminuer de manière significative les pertes après récolte de milliers de petits agriculteurs produisant du maïs, des haricots et des légumes frais destinés aux repas scolaires.

Durée
2017-2020
priorité
Modes de subsistance et écosystèmes durables Accès aux services de base
pays
Mozambique
partenaire
PAM

Résultats obtenus

Selon la Banque mondiale, une réduction de 1 % des pertes post-récolte peut générer 40 millions de dollars de gains qui bénéficieraient en premier aux agriculteurs.
En s’appuyant sur un réseau solide d’associations de petits exploitants agricoles qui cultivent du maïs, des haricots et des légumes frais pour les repas scolaires, le Programme alimentaire mondial (PAM) a soutenu dans la province de Tete, au Mozambique 20 860 petits exploitants, dont près de la moitié (44 %) sont des femmes. Par l’intermédiaire de 65 agents de développement,tous ont été formés aux bonnes pratiques pour réduire les pertes après récoltes et améliorer leur manutention et stockage.

Des démonstrations ont été organisées dans les six districts de la province afin de promouvoir l’efficacité des systèmes de stockage hermétiques et d’encourager leur usage, touchant ainsi 10 000 agriculteurs supplémentaires. 

Près de 50 000 sacs hermétiques ont été distribués, faisant ainsi passer les pertes enregistrées de 50 % à 9 %

Aujourd’hui, les agriculteurs ont régulièrement recours aux sacs hermétiques pour stocker les produits agricoles destinés à la vente pendant la saison creuse, lorsque les réserves s’épuisent et que les prix flambent. Ce recours aux technologies hermétiques est l’une des réussites majeures du projet, car elles prolongent la conservation des aliments, assurent la sécurité alimentaire des agriculteurs, et améliorent aussi leurs revenus. 

Le PAM a joué un rôle essentiel en facilitant les échanges directs entre les agriculteurs, les entreprises agroalimentaires et les écoles afin de favoriser l’approvisionnement des cantines scolaires en aliments produits localement. Pendant le projet, les ventes des petits agriculteurs aux entreprises agroalimentaires et aux commerçants ont augmenté de 141 %

Treize écoles de Cahora Bassa, Marara et Changara ont pu acheter de la nourriture en direct auprès des associations d’agriculteurs et en faire profiter leurs 7800 étudiants. Un repas assuré aux enfants a permis la baisse du taux d’abandon scolaire de 9 % à 3 %. Le taux de scolarisation a quant à lui augmenté de 19 %.

Afin de garantir la durabilité du projet, le PAM a collaboré directement avec les fournisseurs locaux et les négociants en produits agricoles pour s’assurer que les technologies hermétiques soient disponibles sur le marché dans le futur.

Le projet pilote du PAM est un succès et pourrait conduire à l’adoption de technologies hermétiques à l’échelle nationale afin de lutter contre les pertes après récolte.

Le succès de ce projet pilote pourrait conduire à l’adoption de technologies hermétiques à l’échelle nationale pour lutter contre les pertes de culture après la récolte.