Cartier Philanthropy - Pour la dignité des filles et des femmes

Pour la dignité des filles et des femmes

Finalisé

Entre 2016 et 2018, nous avons soutenu les actions menées par Tostan auprès des femmes, des hommes et des enfants de 20 villages au sud-est de Tambacounda, au Sénégal. Le but était de les encourager à remettre en question pratiques, rôles et relations traditionnelles, adopter de nouvelles normes sociales basées sur les droits humains et apprendre à gérer leurs priorités de développement. Les 20 villages impliqués dans le programme ont tous déclaré publiquement l’abandon de l’excision et des mariages précoces. 20 comités de gestion communautaire, élus dans les villages, contribuent aujourd’hui activement au développement de l’économie locale.

Durée
2016-2018
priorité
Développement social et économique des femmes
pays
Sénégal
partenaire
Tostan

Résultats obtenus

Le département de Goudiry, une région reculée et conservatrice au sud-est de Tambacounda, est l’un des plus défavorisés du Sénégal. Les femmes et les filles y sont confrontées à des réalités particulièrement difficiles : un taux de prévalence de l’excision de 85 %, un niveau critique de mortalité maternelle et infantile, des mariages précoces, de très rares opportunités en matière d’éducation et des services de santé quasi inexistants.

Entre 2016 et 2018, nous avons soutenu les actions menées par Tostan auprès des femmes, des hommes et des enfants de 20 villages de cette région. Le but était de les encourager à remettre en question pratiques, rôles et relations traditionnelles, adopter  de nouvelles normes sociales basées sur les droits humains et apprendre à gérer leurs priorités de développement.

« Tostan favorise une approche du développement communautaire qui met l’accent sur la sensibilisation collective. Au fur et à mesure que les villageois acquièrent un savoir qui leur permet de faire valoir leurs droits, ils partagent avec enthousiasme ces connaissances avec d’autres membres de leur communauté. Le changement intervient alors à partir de la base, par le respect mutuel et le partage des connaissances. »

Stanford Social Innovation Review

Le programme d’éducation non-formelle de Tostan permet aux communautés de se former à la démocratie, aux droits de l’homme, à l’hygiène et à la santé tout en acquérant des notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul. En l’espace de 30 mois, plus de 1 000 adultes et jeunes n’ayant que peu, voire pas bénéficié d’une éducation scolaire, ont participé à trois cours de deux à trois heures par semaine. Un dialogue inclusif et respectueux avec les communautés locales et leur réseau social élargi a encouragé les individus, les familles et les groupes plus étendus non seulement à remettre en question des pratiques profondément ancrées, mais aussi à identifier les besoins locaux et à trouver des solutions spécifiques à leur communauté.

  • Les 20 villages impliqués dans le programme ont tous déclaré publiquement l’abandon de l’excision et des mariages précoces.
    L’excision est une norme sociale fortement enracinée dans la communauté et un prérequis pour le mariage des femmes. Durant leurs cours sur les droits de l’homme, les participants ont découvert leur droit à la santé et à une existence exempte de toute forme de violence. Comme l’a toujours expliqué Tostan, une déclaration publique n’entraîne jamais un abandon total des pratiques. Cependant, ce type d’annonce est essentiel au processus et nécessaire à l’établissement d’une masse critique qui finira par reléguer l’excision au passé.
  • Les participants au programme et leurs réseaux sociaux élargis sont désormais informés en matière de droits de l’homme, de gouvernance démocratique, d’action collective, de résolution de problèmes, d’hygiène, de santé et de protection de l’enfance, et ils maîtrisent des notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul.
  • Au fil du temps, ces savoirs se sont traduits par des changements comportementaux notables : augmentation de l’enregistrement des naissances de 30 %, usage plus régulier de latrines, participation plus importante des femmes aux décisions familiales, en particulier en matière de planning familial (23 % supplémentaires) et aversion renforcée pour les châtiments corporels envers les enfants.
  • 20 comités de gestion communautaire ont été élus dans les villages (pour un total de 340 membres, dont 70 % de femmes) et leurs membres ont été formés à la gestion de projets. Aujourd’hui, ces comités sont capables de mener des initiatives de développement communautaires, de gérer leurs ressources financières et d’agir efficacement dans l’intérêt de leurs communautés. Ils sont autonomes et contribuent activement au développement de l’économie locale.