Cartier Philanthropy - Bien plus que des toilettes et des puits

Bien plus que des toilettes et des puits

Finalisé

Dans une grande partie des régions rurales du Myanmar, les principales sources d’eau sont les étangs communaux, les puits artisanaux et les systèmes domestiques de collecte d’eau de pluie. Les latrines sont rares et la connaissance des règles élémentaires relatives à l’hygiène et à l’assainissement insuffisante. Entre 2015 et 2020, nous avons soutenu la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et la Croix-Rouge du Myanmar afin de fournir de l’eau potable à plus de 13  000 personnes et de favoriser l’accès à des installations sanitaires sûres, fonctionnelles et abordables pour les quelque 11  400 habitants issus de trois provinces rurales particulièrement touchées par les pénuries d’eau.

Durée
2015-2020
priorité
Accès aux services de base
pays
Myanmar
partenaire
FICR

Résultats obtenus

Le Myanmar est en passe d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement pour ce qui est des enjeux liés à l’accès à l’eau et à l’assainissement. Désormais, 84 % de la population a accès à l’eau potable et 77 % à l’assainissement— des chiffres qui témoignent des améliorations apportées. Les résultats varient cependant fortement d’une région à l’autre. En effet, les villages qui dépendent majoritairement de bassins artificiels s’exposent à de graves pénuries d’eau durant la saison sèche. La situation est également exacerbée par les multiples cyclones qui ravagent les infrastructures déjà limitées et infiltrent de l’eau salée dans les réserves. Dans une bonne partie du Myanmar rural, les principales sources d’eau restent les étangs communaux, les puits artisanaux et les systèmes domestiques de collecte d’eau de pluie. Les latrines sont rares, la connaissance des règles élémentaires d’hygiène et d’assainissement insuffisante, et la défécation en plein air courante.

Entre 2015 et 2020, les actions menées par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les antennes locales de la Croix-Rouge, dans 27 communautés rurales et péri-urbaines du Myanmar, ont permis aux habitants ces zones d’accéder à de l’eau potable et à de meilleures installations sanitaires. Ils ont aussi pu améliorer leurs connaissances et instaurer des bonnes pratiques en matière d’hygiène. Ce programme ciblait la région centrale, dite « zone sèche », qui abrite un quart des 58 millions d’habitants du pays, de même que les provinces du Sud-Est et du Nord, qui subissent de nombreuses sécheresses et pénuries d’eau.

Au-delà de la collaboration avec les organismes officiels et les nombreux acteurs communautaires en vue de créer un terrain propice aux actions menées (en renforçant les capacités d’action de la Croix-Rouge au Myanmar et en consolidant ses relations institutionnelles), le programme a également permis les résultats suivants :

  • 13 126 personnes ont désormais accès à des sources d’eau potable et peuvent donc se procurer plus rapidement et plus facilement de l’eau. Six nouveaux réseaux de distribution d’eau ont été installés, 8 ont été réhabilités et 3 puits de forage ont été creusés en utilisant des technologies simples, mais efficaces, que les populations peuvent exploiter et entretenir sans aide extérieure.
  • Aujourd’hui, 11 398 personnes ont accès à de meilleures installations sanitaires et la défécation en plein air a été éradiquée de toutes les communautés ciblées, puisque chaque foyer est équipé de latrines. Pour parvenir à ce résultat, 2 278 latrines domestiques ont été construites ou réaménagées et 12 écoles ont bénéficié de services d’assainissement sûrs, efficaces et abordables pour leurs quelque 1 300 élèves.
  • En parallèle, des bénévoles de la Croix-Rouge ont promu un usage sûr et hygiénique de l’eau et des installations sanitaires en tenant 329 sessions de sensibilisation à l’hygiène dans des écoles, des communautés et des foyers. L’approche participative de la Croix-Rouge, adaptée à chaque situation, s’est traduite par l’adoption de pratiques d’hygiène plus adéquates et des changements concrets à long terme.

« Les retombées pour le village ? Un effet boule de neige. Une fois les Anciens acquis à la cause, tout le village leur a emboîté le pas. Le processus a fait naître un désir de changement au sein de la communauté et a poussé ses membres à agir. Le plus difficile a été d’ouvrir le dialogue. Ensuite, il a été très simple de motiver les habitants. Les avantages de l’usage de toilettes ont été immédiatement perçus. Sans toilettes, il fallait se lever tôt et se coucher tard pour aller faire ses besoins dans des buissons. En plus de prendre un temps fou, cette pratique n’était ni évidente ni sûre. »

Membre de la Croix-Rouge du Myanmar, bidonville d’Ayadaw, région de Sagaing