La crise silencieuse du Nigeria

Finalisé

Conditions de vie épouvantables, malnutrition, maladies et déplacement de population à large échelle, telles sont les effroyables conséquences du conflit persistant qui oppose Boko Haram à l’armée nigériane dans le nord-est du pays. On estime que 2,1 millions de personnes ont déjà fui les zones de combat et qu’au moins 1,9 million sont toujours déplacées à l’intérieur du pays, cherchant refuge dans des villes ou des camps contrôlés par l’armée et se retrouvant entièrement à la merci du monde extérieur pour leur survie.

Durée
2017-2018
priorité
Réponse à l’urgence
pays
partenaire
Médecins Sans Frontières

Contexte

La situation sécuritaire de la région du bassin du Tchad au Nigéria n’a cessé de se détériorer depuis 2009, quand le groupe Boko Haram s’est radicalisé et a pris les armes, étendant son emprise de manière significative sur les régions du nord-est et en particulier sur les États de Borno, Yobe et Adamawa.

À la mi-2015, la réponse militaire du gouvernement s’est intensifiée et, avec elle, les déplacements de population. Les Nations unies estiment que 2,1 millions de personnes ont déjà fui les zones de combat et qu’au moins 1,9 million sont toujours déplacées à l’intérieur du pays. Beaucoup ont cherché refuge dans des camps contrôlés par les militaires. Leur liberté de mouvement y est certes extrêmement restreinte, mais face au danger qui règne chez elles, elles n’ont nulle part d’autre où aller. Ces personnes vivent une situation épouvantable, avec des taux de mortalité alarmants, en particulier chez les enfants.

Action

Médecins sans Frontières (MSF) est présent dans l’État de Borno depuis 2014 et est intervenu dans les camps de Banki et de Ngala ainsi que dans la ville de Gamboru à partir de la mi-2016, que ce soit à travers des centres de santé permanents ou des visites fréquentes d’équipes d’urgence.

Ses équipes prennent en charge les enfants souffrant de malnutrition, distribuent des articles de première nécessité et fournissent des soins médicaux ainsi que del’eau et des équipements sanitaires à 140 000 personnes, avec une attention particulière pour les enfants de moins de cinq ans.

La priorité est donnée aux vaccins et à la prévention du paludisme, au contrôle de la malnutrition ainsi qu’à la mise en place d’infrastructures de santé et à la distribution d’eau potable.

Résultats attendus

Réduire de manière drastique les taux de morbidité et de mortalité de la population déplacée, en particulier des enfants de moins de cinq ans.

Stratégie à long terme

Le déplacement à si large échelle d’individus n’ayant que peu de perspectives de rentrer un jour chez eux risque de devenir la nouvelle norme. MSF coopère avec le ministère nigérian de la Santé et les quelques autres intervenants humanitaires présents dans la région pour fournir à ces populations une assistance vitale.

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