Cartier Philanthropy - Les femmes qui changent le secteur de la construction

Les femmes qui changent le secteur de la construction

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Des femmes sans instruction et issues de milieux précaires de Nairobi peuvent devenir des charpentières, des menuisières, des peintres ou encore des plâtrières qualifiées et intégrer le secteur de la construction - un domaine en forte croissance, mais extrêmement « genré ». Cette affirmation est au cœur du programme proposé par Buildher, une entreprise sociale kényane qui forme de jeunes femmes défavorisées pour qu’elles deviennent des professionnelles qualifiées du secteur de la construction et acquièrent des aptitudes de vie essentielles, augmentant ainsi leurs chances de trouver un emploi stable et devenir économiquement indépendantes. Ce faisant, il sagit aussi de transformer les attitudes culturelles et de promouvoir l’inclusion des genres dans le secteur. Nous renouvelons notre soutien à Buildher afin qu’elle perfectionne et consolide son modèle. L’objectif, pour les deux années à venir, est de former 680 femmes à l’obtention d’un certificat qui leur permettra d’obtenir des postes qualifiés et rémunérés en conséquence.

Durée
2021-2022
priorité
Développement social et économique des femmes Modes de subsistance et écosystèmes durables
pays
Kenya
partenaire
Buildher

Contexte

Selon les projections, l’Afrique devrait présenter le taux de croissance de population urbaine le plus élevé au monde. Si ce changement offre de grandes opportunités, il s’accompagne aussi de défis considérables. Au Kenya, le secteur de la construction déplore un grand manque de designers et de personnel qualifié ; et alors que moins de 3 % des ouvrières du domaine sont des femmes, aucune n’occupe un poste qualifié ou de direction.

Action

Buildher forme de jeunes femmes défavorisées et issues de milieux précaires en les aidant à acquérir un certificat professionnel et des compétences dans le secteur de la construction pour augmenter leurs chances de décrocher un emploi stable et d’atteindre l’indépendance économique. La formation couvre l’acquisition de savoir-faire techniques et d’aptitudes de vie essentielles ainsi que des programmes de soutien social - un accent particulier est mis sur le développement de la confiance en soi et du leadership.

Buildher soutient activement les diplômées grâce à un réseau d’employeurs partenaires du secteur. L’organisation les aide ainsi à décrocher un emploi correctement rémunéré qui leur permettra d’améliorer considérablement leurs revenus (passant d’environ 3 $ par jour à 8 $, voire 12 $ après l’obtention du certificat).

Au vu des résultats d'une premier donation, nous renouvelons notre soutien à Buildher afin qu’elle poursuive et consolide son programme de formation, adapte sa stratégie de placement et démontre que son modèle répond tant aux besoins du marché qu’à la demande.

Résultats attendus

  • 680 jeunes femmes vivant à Nairobi sont intégrées au programme et deviennent des employées qualifiées du secteur de la construction. L’on estime que 80 % d’entre elles peuvent obtenir un emploi permanent dans le secteur de la construction, de la fabrication ou dans d’autres domaines liés, ce qui augmente leur revenu de 530 % et améliore ainsi les conditions de vie de plus de 5 000 personnes.
  • L’arrivée de personnel qualifié féminin dans le secteur de la construction, dominé par les hommes, contribue à changer les attitudes culturelles autour du caractère « genré » de certains secteurs d’emplois au Kenya.

Stratégie à long terme

Buildher vise à augmenter la représentation des femmes dans des postes qualifiés du secteur de la construction - en passant de 1,5 % aujourd’hui à 10 % d’ici 2030 - tout en s’assurant que les femmes reçoivent, à travail égal, un salaire égal et aient les mêmes perspectives d’évolution professionnelles. En s’appuyant sur son modèle d’entreprise sociale, et grâce à ses propres sources de revenus, Buildher prévoit d’augmenter chaque année le nombre de femmes intégrées au programme, tout en diminuant les coûts de formation.