Cartier Philanthropy - Le pouvoir du partenariat pour un accès à l’eau potable

Le pouvoir du partenariat pour un accès à l’eau potable

Finalisé

Malgré les progrès remarquables réalisés ces dernières années, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement demeure très problématique dans les régions rurales d’Éthiopie. Nous avons encouragé Amref et Water.org à collaborer dans le district défavorisé de Dera, où les sources d’eau, utilisées à la fois par les humains et les animaux, sont pour la plus part insalubres et la défécation à l’air libre est pratique courante. Trois ans plus tard, ils ont permis à plus de 31  500 Éthiopiens de bénéficier d’un meilleur accès à l’eau potable et aux équipements sanitaires. La promotion de l’hygiène dans les écoles et dans les villages, a favorisé la prise de conscience des communautés de l’importance de ces services. Elles sont préparées à en assumer les coûts financiers et à en assurer le fonctionnement et la qualité dans les années à venir.

Durée
2015-2018
priorité
Accès aux services de base
pays
Éthiopie
partenaire
Water.org Amref

Résultats obtenus

En 2015, l’Éthiopie a annoncé que le nombre de personnes vivant sans accès à l’eau potable avait diminué de moitié. Le pays a également observé une réduction substantielle du pourcentage d’habitants n’ayant pas accès à des installations sanitaires de base. Ces améliorations rapides constituent une réussite importante, mais la couverture nationale est encore largement insuffisante.

Nous avons encouragé nos partenaires, Amref et Water.org à unir leurs forces dans le district défavorisé de Dera, où les sources d’eau, utilisées à la fois par les humains et les animaux, sont pour la plus part insalubres et la défécation à l’air libre est pratique courante. Leurs interventions ont réussi à la fois à répondre aux enjeux immatériels liés à la mobilisation sociale et à la promotion de l’hygiène, mais également aux aspects plus matériels comme la construction et la rénovation d’équipements et d’infrastructures.

Aujourd’hui, plus de 31 500 Éthiopiens (10 % de plus que l’objectif initial) bénéficient d’un accès durable à de l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates. Ils ont aussi conscience de leur importance et les utilisent régulièrement, ce qui améliore leur hygiène et leur santé.

Plus spécifiquement :

  • 100 systèmes d’approvisionnement en eau (puits creusés à la main, sources protégées, puits de surface, conduites motorisées) ont été construits (60) ou rénovés (40) par des artisans locaux, l’eau a été traitée et testée. Tous les traitements et les tests sont à présent pris en charge par des fonctionnaires et des agents de santé du district formés à ces tâches.
  • 9 blocs sanitaires ont été construits dans des écoles primaires: 7 en zones rurales et 2 dans des communautés semi-urbaines.
  • 100 comités de gestion de l’eau (rassemblant 500 membres sélectionnés et formés) ont été mis sur pied pour percevoir les redevances sur l’eau auprès des habitants, gérer le financement des opérations de routine et assurer l’entretien des infrastructures.
  • 880 débats publics impliquant 2 000 personnes ont été organisés afin de s’assurer que les communautés comprennent mais aussi soutiennent pleinement les implications financières liées aux infrastructures construites près de chez eux, et qu’elles peuvent, également, participer activement à leur bonne gestion.
  • 70 élèves issus de 27 écoles ainsi que des directeurs d’établissement et des enseignants sont devenus des membres actifs de clubs de santé et d'hygiène au sein des écoles. Il a été prouvé que la promotion de l’hygiène dans les écoles contribue à la santé et aux performances scolaires des enfants, qui partagent ensuite les informations apprises et deviennent porteurs de changement dans leur propre foyer.
  • 700 promoteurs villageois ont été formés puis engagés dans des activités de sensibilisation pour encourager les bonnes pratiques et partager leurs connaissances en matière d’hygiène personnelle et publique.
  • Amref et Water.org ont renforcé les capacités des responsables locaux des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement, avec une attention particulière à la planification stratégique, la gestion et le traitement de données, et les pratiques de suivi et d’évaluation.

« Pour un dollar investi dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le rendement s’estime entre 3 et 34 dollars ».

Organisation Mondiale de la Santé