Cartier Philanthropy - Le jute, une solution d’avenir durable et écologique

Le jute, une solution d’avenir durable et écologique

Finalisé

Au Bangladesh, la demande mondiale croissante en produits respectueux de l’environnement valorise la culture du jute et l’exportation de produits dérivés par de petits exploitants, qui représentent un potentiel important pour l’économie du pays. Nous avons soutenu CARE pour développer une chaîne de valeur durable du jute et augmenter les revenus des groupes les plus vulnérables en facilitant les synergies entre cultivateurs, petits entrepreneurs et intermédiaires commerciaux. Plus de 16 000 producteurs de jute et 2 000 travailleurs de produits dérivés du nord-ouest et du sud-ouest du Bangladesh ont amélioré leurs compétences, leur production et leur accès aux marchés nationaux et internationaux.

Durée
2013-2017
priorité
Développement social et économique des femmes Modes de subsistance et écosystèmes durables
pays
Bangladesh
partenaire
CARE

Résultats attendus

Ce programme de trois ans, mis en oeuvre par CARE  s’appuie sur un modèle commercial déterminé par la demande et a permis le transfert de connaissances, de technologies et de capacités vers tous les acteurs de la chaîne de valeur, depuis les producteurs vulnérables aux intermédiaires commerciaux en passant par les ouvriers de transformation du jute.

Au niveau des producteurs de jute :

Le jute, surnommé la « fibre d’or du Bengale », est cultivé à des fins commerciales par des millions de petits agriculteurs du nord-ouest et du sud-ouest du Bangladesh.

  • Plus de 16 000 producteurs ont consolidé leurs compétences et accru leur production et leur accès au marché. Ils ont été formés aux procédés modernes de la culture du jute, ont appris à reconnaître les semences de qualité et ont amélioré leurs techniques de gestion d’après récolte. Plus de 80 % des agriculteurs appliquent désormais des techniques de rouissage améliorées, 34,2 % adoptent des semences locales, 81,4 % utilisent des intrants biologiques dont l’usage se propage à d’autres cultures, et 50 % ont déclaré avoir trié la fibre de jute pour obtenir un meilleur prix. La vente des plus de 7 000 tonnes métriques de fibres de jute produites a rapporté 220 € en moyenne à chaque agriculteur.
  • Soixante femmes ont été formées à la production et au commerce d’intrants biologiques. 60 % d’entre elles ont fait état d’une hausse de 30 % de leurs revenus.

Au niveau des ouvriers de transformation du jute :

  • 2 000 travailleurs de produits dérivés du jute ont acquis des nouvelles compétences en matière de production et ont accédé à de nouvelles opportunités professionnelles.
  • 80 groupes d’artisans ont été établis  pour réagir rapidement aux commandes de produits passées par les petites entreprises locales

564 groupes d’entraide à l’épargne ont été formés. Chaque mois, les membres mettent en commun leurs économies et peuvent demander des petits crédits à court terme, qui servent généralement à améliorer leur production ou à surmonter une période difficile. 402 groupes ont ouvert des comptes en banque formels.

Au niveau des entreprises et du marché :

Le programme a réuni et formé des intermédiaires commerciaux, trois moulins de jute et un consortium de 20 fournisseurs de produits dérivés du jute. En plus de renforcer les synergies entre les producteurs de produits du jute et les producteurs de matières premières, il a aussi contribué à gérer les contraintes et difficultés liées à la production et à l’exportation de commandes de taille moyenne. Il a par ailleurs promu – avec succès – la mise en œuvre de normes de conformité sociales et environnementales et les bonnes pratiques de travail, notamment au niveau de la sécurité incendie et des droits des travailleurs.