Cartier Philanthropy - Combattre la pauvreté dans les zones arides d’Afrique

Combattre la pauvreté dans les zones arides d’Afrique

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Dans les régions arides et semi-arides du nord du Kenya, des familles d’éleveurs vivent dans des huttes sans eau courante ni électricité, à des kilomètres des commerces, des routes asphaltées, des transports publics, des écoles et des centres de santé les plus proches. Le bétail constitue leur source principale de revenus. Des mois durant, les hommes voyagent loin avec leurs troupeaux à la recherche d’eau et de pâturage, deux ressources rares. Les femmes restent au village, prisonnières d’une pauvreté extrême et d’une insécurité alimentaire chronique. Nous soutenons le programme à fort impact de BOMA, pour permettre à 500 000 femmes et enfants ultra-pauvres d’améliorer leurs conditions de vie.

Durée
2019-2021
priorité
Développement social et économique des femmes Modes de subsistance et écosystèmes durables
pays
Kenya
partenaire
The BOMA Project

Contexte

Les régions arides et semi-arides du nord du Kenya accueillent certaines des poches de pauvreté et d’insécurité alimentaire les plus extrêmes et les plus persistantes du monde. Dans les comtés de Turkana, Mandera, Wajir et Marsabit, environ huit habitants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté.

Le bétail, source principale de revenus, est constamment menacé par des cycles récurrents de sécheresse sévère et des conflits portant sur les pâturages et les ressources en eau qui s’amenuisent.

Les hommes sont forcés d’emmener leurs troupeaux loin de chez eux pour trouver de l’eau et de la végétation. Les femmes les plus pauvres survivent au jour le jour avec de très faibles moyens. Elles gagnent un peu d’argent en faisant des petits travaux, mais elles dépendent de crédits qu’elles quémandent aux commerçants et de l’aide humanitaire.

Action

Le programme de BOMA permet aux femmes ultra-pauvres de créer des entreprises et des groupes d’épargne, de renforcer la sécurité financière et alimentaire de leur foyer, d’investir dans la santé et l’éducation de leurs enfants. Elles parviennent ainsi à imposer un peu plus leur voix, leurs opinions et leurs décisions au sein du foyer et de leur communauté. L’impact du programme est considérable.

Ce programme de deux ans offre aux femmes ultra-pauvres :

  • un capital de départ pour créer une micro-entreprise à trois
  • deux ans de formation pratique et de mentorat pour développer leurs compétences commerciales et leurs connaissances financières
  • une adhésion à des groupes d’épargne dont les membres se réunissent tous les mois pour déposer et retirer leurs économies, accéder à un financement, rembourser un prêt.
  • un accès au marché et à des services financiers formels

Les bénéfices de chaque activité commerciale constituent des revenus neufs et diversifiés, tandis que les économies personnelles et professionnelles permettent aux femmes de répondre aux besoins quotidiens, prévoir de futures dépenses (frais scolaires et médicaux, notamment) et réagir en cas de coup dur (sécheresses et situations d’urgence, par exemple). En substituant les revenus et l’épargne à l’aide humanitaire, BOMA offre aux femmes une nouvelle indépendance ainsi que la possibilité de faire des choix et de faire entendre leur voix.

Résultats attendus

Depuis 2009, BOMA a permis à plus de 30 300 femmes de créer 10 200 micro-entreprises et 1 300 groupes d’épargne dans 6 comtés du Kenya et dans la région de Karamoja, en Ouganda.

L’impact de BOMA est décisif : on note une croissance de 147 % des revenus des ménages, de 1 400 % de leurs économies, de 258 % des dépenses médicales annuelles et de 63 % des dépenses consacrées à l’éducation. De plus, ces changements sont durables et, plus important encore, ils se confirment trois ou quatre ans après la fin du programme.

BOMA veut former plus de 165 000 femmes et soutenir plus de 830 000 enfants d’ici 2022. Nous aidons BOMA à poursuivre ses activités durant cette phase capitale et permettre l’expansion du programme.

Stratégie à long terme

BOMA prévoit d’atteindre son double objectif (formation de plus de 165 000 femmes et soutien à plus de 830 000 enfants) d’ici 2022 en s’appuyant sur la mise en œuvre directe de son programme, sur des partenariats stratégiques avec d’autres ONG et sur l’adoption à l’échelle gouvernementale de son approche de formation au sein du système de protection sociale.