Cartier Philanthropy - Renforcer la résilience des femmes aux chocs climatiques

Renforcer la résilience des femmes aux chocs climatiques

Finalisé

Les familles les plus vulnérables vivant dans la région du Sahel subissent avec plus d’acuité les effets des changements climatiques. Des inondations et sécheresses de plus en plus graves et fréquentes anéantissent les troupeaux, menacent les cultures et compromettent la sécurité alimentaire des ménages. Entre 2013 et 2017, CARE a cherché à pallier cette situation en offrant à trois municipalités du nord du Cameroun les connaissances et outils nécessaires pour mettre au point leurs propres stratégies d’adaptation. Les mesures adoptées renforcent la résilience : des systèmes d’alerte précoce permettent à la population de répondre efficacement aux catastrophes, de nouvelles techniques agricoles protègent les sols et les plantes et des groupes d’épargne ont été créés pour les femmes.

Durée
2013-2017
priorité
Développement social et économique des femmes Modes de subsistance et écosystèmes durables
pays
Cameroun
partenaire
CARE

Résultats obtenus

L’adaptation aux changements climatiques requiert la sensibilisation des populations aux risques climatiques et aux effets directs que ceux-ci ont sur leur vie et leurs moyens de subsistance, en leur donnant les moyens de concevoir et de mettre en œuvre leurs propres stratégies d’adaptation. Ces dernières peuvent inclure des initiatives promouvant la diversification des revenus, des formations sur une utilisation plus efficace des ressources naturelles ou encore des mesures qui renforcent l’accès aux services de base.

Entre 2013 et 2017, CARE a analysé l’exposition aux chocs et stress climatiques de trois communes du nord du Cameroun et identifié les vulnérabilités des individus, ménages et villages avant de concevoir et entreprendre avec eux des actions visant à sécuriser leurs moyens de subsistance sur le long terme, avec un intérêt particulier pour le renforcement de l’indépendance économique des femmes.

Malgré une situation sécuritaire de plus en plus préoccupante dans la région du bassin du Tchad, les résultats se sont non seulement avérés efficaces, mais ont aussi produit un effet de renforcement mutuel :

  • Trois systèmes communautaires d’alerte rapide ont été mis sur pied. Ils donnent des informations climatiques et météorologiques précises et alertent sur tout changement de l’environnement local. 57 bénévoles communautaires ont été formés pour assurer le suivi régulier de divers indicateurs tels que l’écoulement des eaux et le niveau de précipitations. Ils peuvent ainsi alerter rapidement les acteurs locaux pertinents, qui à leur tour définissent et coordonnent les actions prioritaires qui permettront de réduire le risque de décès, de blessures, la perte de récoltes et les dégâts matériels.
  • Les habitants et les autorités locales ont conçu et mis en œuvre diverses mesures grâce à l’utilisation d’outils d’évaluation de la vulnérabilité. Ces mesures couvrent une vaste gamme de secteurs, - l’agriculture, la pêche, l’élevage jusqu’à la sécurité alimentaire, la santé et l'hygiène - qui ont tous un impact sur les stratégies de subsistance des ménages. Les communautés sont aujourd’hui mieux préparées à anticiper les crises et à faire face aux pénuries chroniques de nourriture. Elles ont appris à diversifier leurs sources de revenus (grâce à la production fourragère ou à la vente d’espèces potagères et fruitières) et à atténuer la dégradation des sols grâce à des techniques agro-pastorales modernes. Elles sont en mesure de faire des choix éclairés sur les cultures ainsi que sur le traitement et le stockage des aliments, et sont mieux informées sur les pratiques d’hygiène. Les familles plus vulnérables ont reçu une aide directe sous forme de semences améliorées, qui ont accru leurs récoltes de 20 %.
  • Coopératives villageoises d’épargne et de crédit. Plus de 1 300 femmes (240 étaient initialement prévues) et 70 hommes font aujourd’hui partie de 68 nouvelles coopératives villageoises d’épargne et de crédit. Ces dernières renforcent l’autonomie économique et l’inclusion financière de leurs membres en leur donnant les compétences requises pour épargner et créer de nouvelles entreprises.