Cartier Philanthropy - Amener l’eau là où elle n’arrive pas

Amener l’eau là où elle n’arrive pas

Finalisé

Quelque 8 millions de Cambodgiens ne disposent pas d’installations sanitaires adéquates, et une grande partie de la population continue à déféquer à l’air libre. L’eau potable provient principalement de puits ou de forages plus profonds. Entre 2015 et 2020, nous avons soutenu la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et la Croix-Rouge cambodgienne afin de fournir de l’eau potable à plus de 26  500 personnes et d’offrir un accès à des installations sanitaires sûres, fonctionnelles et abordables aux quelque 20 3000 habitants issus de zones rurales et péri-urbaines des provinces de Banteay Mean Chey, Kratie et Svay Rieng.

Durée
2015-2018
priorité
Accès aux services de base
pays
Cambodge
partenaire
FICR

Résultats obtenus

Le Cambodge affiche un taux d’accès à l’eau potable parmi les plus faibles d’Asie (77 %). Quant à l’accès aux installations sanitaires adéquates, le taux est le plus bas de tout le Sud-Est asiatique (37 %). Dans les provinces de Banteay Mean Chey, Kratie et Svay Rieng, le ratio de l’accès à l’eau est inférieur à 40 %, et celui lié à l’assainissement, avec moins de 60 %, est spécialement bas.

Entre 2015 et 2020, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et la Croix-Rouge cambodgienne ont étroitement collaboré avec les administrations centrales et les collectivités locales de ces trois provinces particulièrement touchées par les pénuries d’eau. Leurs actions ont permis à 23 communautés, rurales et péri-urbaines, de disposer d’un accès à l’eau potable et à de meilleures installations sanitaires. Elles ont également pu améliorer leurs connaissances et instaurer de bonnes pratiques en matière d’hygiène.

  • 26 505 personnes et 11 écoles ont désormais accès à des sources d’eau potable grâce à la construction ou à la rénovation de 23 systèmes de distribution simples et efficaces— ce qui réduit considérablement le temps et les efforts nécessaires pour se procurer de l’eau. Au terme du programme, le puisage dans les sources, les rivières, les bassins et les puits non protégés a chuté de 75 % à 35 %.
  • 20 295 personnes et 8 écoles (7 écoles primaires et 1 école secondaire) ont désormais accès à de meilleures installations sanitaires (plus de 2 000 latrines publiques et 1 650 latrines domestiques ont été aménagées). Au terme du programme, la pratique de défécation à l’air libre est significativement moins fréquente, en particulier durant la saison des pluies. Les cas de diarrhée et de dengue ont diminué au sein des communautés qui disposaient de meilleurs systèmes d’assainissement.
  • En parallèle, des bénévoles de la Croix-Rouge ont promu un usage sûr et hygiénique de l’eau et des installations sanitaires en tenant 656 sessions de sensibilisation à l’hygiène dans des écoles, des communautés et des foyers. L’approche participative de la Croix-Rouge (conforme à la méthodologie PHAST et adaptée à chaque situation) a encore une fois prouvé son efficacité : elle s’est traduite par l’adoption de pratiques d’hygiène plus adéquates et une volonté changements concrets à long terme. Une enquête menée à la fin du programme a notamment révélé que 98 % des personnes interrogées ont dorénavant accès à des installations où elles peuvent se laver les mains et 93 % d’entre elles utilisent de l’eau et du savon.