Cartier Philanthropy - Tout a changé, et pourtant ...

Tout a changé, et pourtant ...

19 Aug 2021

Hand in Hand, tout comme les autres organisations, a été affecté par le coronavirus comme jamais auparavant. Du jour au lendemain, cette organisation a changé de peau. Et pourtant tant de choses sont restées identiques. Voici notre nouvel episode de la série #unexpected .

« Hand in Hand aide les femmes à surmonter les difficultés de la vie et à réussir en tant qu’entrepreneures. L’argent qu’elles gagnent et la confiance qu’elles retrouvent font toute la différence. Grâce à elles, ce sont des familles et des communautés entières qui se relèvent. »

Depuis 2003, Hand in Hand International intervient dans certaines des communautés les plus marginalisées. L’organisation a conçu à cet effet un programme triennal qui s’articule autour d’une formation commerciale et professionnelle, et l’acquisition de compétences de vie. Ce programme a aidé près de 4 millions de femmes à lancer de petites entreprises capables de résister à l’épreuve du temps.

« Hand in Hand, tout comme les autres organisations, a été affecté par le coronavirus comme jamais auparavant », explique Amalia Johnsson, directrice des programmes Hand in Hand International. « Dans tous les pays où nous sommes présents, de l’Afghanistan au Zimbabwe, nos équipes ont dû interrompre les programmes en cours - former les femmes à surmonter les obstacles et à prospérer en tant qu’entrepreneures - et se sont tournées vers la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) et les conseils de santé destinés aux familles issues des zones reculées. »

Du jour au lendemain, les activités de Hand in Hand ont radicalement changé.

« Ce qui nous a peut-être surpris le plus, c’est le fait que tant de choses soient restées identiques, alors que tout avait changé. Ces 16 derniers mois, nous avons réalisé que la capacité des hommes à prendre soin les uns des autres non seulement se maintient, mais se renforce en en temps de crise. Nous avons appris qu’en permettant aux femmes d’acquérir des connaissances - comment gérer une entreprise ou comment protéger sa famille durant la pandémie -, elles passent du statut de victimes des circonstances à actrices du changement. Nous avons aussi appris que les groupes d’entraide - généralement composés d’une vingtaine de femmes qui économisent et lancent une entreprise ensemble - sont tout aussi précieux qu’une une source de soutien social quand autant de ces entreprises doivent fermer. Enfin, nous avons appris que les solutions financières numériques - qui ont toujours été importantes, mais se révèlent cruciales quand des gens se retrouvent isolés - devraient se généraliser dans notre secteur… maintenant. »

Aujourd’hui, alors que le virus dévaste l’Inde et d’autres pays qui avaient été jusqu’ici plutôt épargnés, les programmes de subsistance destinés aux plus vulnérables sont primordiaux.

« C’est pourquoi après avoir fourni du savon, des masques ainsi que des conseils sur le virus à près de 75 000 personnes en 2020, nos équipes sont désormais de retour sur le terrain pour aider les femmes à lancer leurs micro-entreprises résilientes, tout en mettant l’accent sur les crédits qui vont leur permettre de rebondir (en prolongeant les délais, en réduisant les garanties et en rallongeant la durée des mensualités) ainsi que sur les logistiques locales et nationales qui ne disparaîtront pas du jour au lendemain. »

Avec la diminution de l’épargne, la vente d’actifs et les entreprises forcées de fermer leurs portes, l’environnement lié au prêt a drastiquement changé. Pour les ONG travaillant à l’émancipation des femmes comme le fait Hand in Hand, le défi est de développer de nouveaux outils financiers « qui soient à la fois flexibles et suffisamment audacieux pour faire face à cette situation, et qui permettent de mesurer et de partager les résultats le plus largement possible. »

« Nous ne devons jamais perdre de vue une autre constante : quand la crise frappe, les groupes marginalisés sont toujours les plus durement touchés. Il est de notre devoir de prendre les devants. »